Qu’est-ce que l’airsoft

Qu’est-ce que l’Airsoft ?            Guerre ou jeux de guerre ?

L’airsoft est une activité de loisir opposant en général deux équipes dont les joueurs sont équipés d’un masque de protection et d’une réplique d’arme propulsant des billes de 6mm en plastique parfois en rafale.

En contrepartie, les projectiles utilisés ne contiennent pas de peinture et le jeu repose donc uniquement sur le fair-play. Il existe plusieurs type de scénarios couramment pratiqués comme la capture de drapeau, le deathmatch ou encore la protection de VIP. Contrairement aux idées reçues, les lanceurs de type airsoft développe une puissance moins importante que les lanceurs de type paintball (plus connu) et ce à cause de la petite taille des billes. Les deux activités ont généralement un but ludique, cependant l’airsoft est, à tort, marqué par une approche de réalisme militaire que la grande majorité des joueurs ne veulent pas donner. La différence réside uniquement dans les tenues vestimentaires camouflées que portent les airsofteurs.

Les premières répliques d’armes apparaissent au Japon après la guerre alors que les collectionneurs n’avaient pas le droit de posséder de vrais modèles. Au vu des l’engouement de certains, le jeu s’est largement développé et est aujourd’hui connu du monde entier.

Cette activité souffre d’une réputation de simulacre d’activité paramilitaire, qui est malheureusement parfois justifiées au vu du comportement de certains. Il faut cependant prendre garde à toute généralisation. Il est en effet possible de jouer de manière beaucoup plus saine et le jeu se révèle alors extraordinairement tactique et un excellent sport d’équipe très riche en interactions. Il présente par ailleurs l’avantage d’être très complet en demandant un large panel de compétences. Les équipes françaises tendent aujourd’hui vers une reconnaissance plus officielle en créant des associations loi 1901 souscrivant à des assurances. Internet contribue largement à l’essor de cette discipline et les airsofteurs se rencontrent grâce aux divers forums nationaux ou régionaux.

En revanche très peu de joueurs souhaitent voir leur loisir représenté par une fédération de peur de voir l’airsoft s’orienter dans le même sens que le paintball, à savoir : environnements artificiels, tenues de couleurs vives, esprit de compétition, etc. De grosses parties sont désormais organisées sur des terrains dont les propriétaires acceptent le déroulement de l’activité. Ces parties peuvent regrouper jusqu’à 300 joueurs et sont encadrées par des organisateurs, arbitres et surtout protection civile en cas d’accident.

L’airsoft se pratique habituellement sur des terrains naturels ou urbains. Ainsi forêts et constructions abandonnées sont les terrains de jeu privilégiés. L’airsoft est possible dans la plupart des pays mais par exemple l’Allemagne interdit les répliques automatiques (tirant en rafales). D’autres comme l’Indonésie interdisent tout simplement cette activité.

Un peu d’histoire :

A la fin de la seconde guerre mondiale, le Japon avec sa nouvelle constitution réglemente la possession des armes à feu de façon très stricte. Les rares répliques démilitarisées coûtent cher, or la demande est forte de la part des collectionneurs.

À la fin des années 1960 apparaissent, grâce à la firme Maruzen, des répliques d’armes coulées en plastique, spécialement conçues pour la collection. Parfois ces répliques étaient faites en résine et métal avec des parties fonctionnelles comme les vraies. Pour respecter la législation, ces répliques d’armes étaient conçues afin qu’il soit impossible de les modifier pour tirer à balles réelles.

Vers le milieu des années 1970, des techniciens et ingénieurs débutent la fabrication de répliques d’armes pouvant tirer des projectiles non dangereux, le tout utilisant de l’air comprimé. Le choix se porte alors sur les billes de 6 millimètres. La loi japonaise limite la puissance de ces lanceurs à 2 joules en sortie de canon.

Des jeux opposants 2 équipes voient le jour sous le nom de Survival Game. Les répliques prennent alors le nom d’airsoft guns.

Les lanceurs d’époque était handicapés par la taille des bouteilles à air comprimé utilisées afin de faire tirer les répliques. De plus l’utilisation de l’air à haute pression demande beaucoup de sérieux et réserve ces répliques à un petit groupe de passionnés.

À la fin des années 1980 toutes les répliques airsoft fonctionnent au gaz basse pression (10 bars) ou à l’air comprimé. Ce gaz est contenu dans des bombonnes allant de 450 ml à 1 l, que l’on utilise pour remplir les réservoirs contenus dans les chargeurs des répliques (la bouteille n’est plus solidaire du lanceur, désormais). L’inconvénient est l’autonomie réduite, sans compter le fait qu’il faut transporter la bouteille sur soi pour recharger son lanceur durant la partie. Il existe aussi des répliques fonctionnant avec de petites cartouches de CO2 qui se logent dans le chargeur.

L’arrivée des répliques électriques, dans les années 1980,Tokyo Marui, société japonaise alors spécialisée dans le modélisme, se lance dans le secteur de l’airsoft en produisant des répliques d’armes utilisant la technologie des voitures électriques télécommandées. L’air comprimé est alors fourni par un piston poussé par un ressort, lui-même armé par un système d’engrenages entraînés par un moteur électrique au sein d’une « gearbox ». L’énergie nécessaire à la propulsion des billes est alors tirée d’une petite batterie. La facilité d’utilisation et d’entretien de ce type de réplique est telle que c’est le principal déclencheur du succès de l’activité.

En 1993, Tokyo Marui invente et fait breveter le Hop-up. Ce système permet d’augmenter la portée des billes sans augmenter la puissance de sortie de ces dernières. Le système s’appuie sur l’effet Magnus,

Avec le temps, les fabricants se sont multipliés et de nombreux revendeurs sont apparus. Les produits proposés sont maintenant très nombreux, la plupart des armes réelles ayant leur propre réplique.

Le père de l’airsoft : Tanyo Kabayashi

Tanio Kobayashio (né à Nara au japon le 27 mai 1936) est un ingénieur de génie qui a su susciter un très grand respect de la parte de la communauté des airsofters. Ce petit homme simple et jovial est considéré en effet comme le véritable père des répliques blow back.

Dans les années 60, Tanio Kobayashi, est un amateur de films français de la « nouvelle vague » et notamment des films noirs. En 1962, il intègre la société Model Gun corporation ou il travaille à customiser les armes jouets venant des usa afin de les rendre plus réaliste. Son talent avéré, il commença à produire directement des répliques au japon et commence à se faire un nom, ou plutôt un surnom, Tanyo KOBA. Les model gun qu’il conçoit sont des reproductions à l’échelle 1/1 de vraies armes, qui fonctionnent comme une varie arme sans toutefois pouvoir tirer. Ainsi Tanio Kobayashi est le premer à avoir inventé un système Blow back sur un modèle Gun.

Ses répliques sont si réalistes qu’elles servent pour le tournage de films, dont le James Bond « on ne vit que deux fois ». Dès 1969 tous les films japonais utilisent des Model Gun, à la fois pour des raisons de simplicité vis à vis de la législation sur les armes au japon, mais aussi de sécurité (impossibilité de tirer de vraies balles) et de réalisme.

Les évolutions techniques et législatives poussent Tanyo Kobayashi à se tourner vers les répliques en plastique. En parallèle, la société Tokyo Marui développait les airsoft gun. Agé alors de 48 ans, Tanio Kobayashi teste cette nouvelle activité et finit par trouver que les produits existants sont trop compliqués, trop encombrants.
En 1985, il crée sa première réplique (à gaz). Celle-ci se recharge comme un briquet, ce qui est une innovation majeure dans le monde encre restreint de l’airsoft.

En 1992 Tanyo Kobayashi quitte la société Model Gun company pour voler de ses propres ailes. Le nom de son entreprise sera vite trouvé: Tanyo Koba. Cette société crée de nouveau modèles, mais aide aussi d’autres sociétés à développer leurs propres produits. Depuis, Tanyo Kobayashi continue à travailler sur les répliques de demain.